Terre-Mer-Air

Terre-Mer-Air, c’est 3 jeunes ingénieurs fraîchement diplômés soucieux de participer à la construction d’un monde viable et enviable.

Après avoir chacun terminé leur alternances dans 3 multinationales industrielles, la perspective d’une carrière participant à une course effrénée à la croissance dissonait avec leur envie de vivre dans un monde équilibré.

Le manque de sens que cette avidité de la société moderne soulève, alors qu’elle est en partie responsable de la destruction de la Nature et des Hommes 1, conduit nos 3 idéalistes (à l’instar d’un nombre croissant de diplômés 2) à faire un pas de coté, à pousser un coup de pédale plutôt qu’un coup de gueule.

Pourquoi devrait-on être bénévole pour protéger l’environnement ? questionne Maxime. “On produit assez de richesses pour assurer une vie digne à chacun, il semble évident qu’une autre organisation sociale et économique est à trouver pour rendre le monde plus juste.

1. Quel constat ?

Conscients d’être à une période charnière de crises systémiques, la volonté de ces “utopistes concrets” est ancrée dans une autre vision de la vie :

 “Par quoi remplacerons-nous ce système qui court à sa perte en prétendant ne pas voir les limites de notre environnement ? » Rencontrer, s’inspirer et proposer un ou des système·s viable·s pour le présent et le futur, voilà ce que suggèrent nos 3 compagnons pour redonner de l’énergie aux humains de tout âge et contribuer à proposer « un autre projet que celui de bosser 50 heures par semaine pour finir en EHPAD 3 .” illustre Victor.
 La vision est donnée ! “D’autant que dans un contexte de crises globales (sociale, environnementale 4 , économique, et d’idéal de société), questionner sa place dans le monde, et notamment celle de l’ingénieur dans une société technophile, nous paraît indispensable après ces 3 années d’alternance.”

La formation d’ingénieur n’est cependant pas rejetée en bloc dans ce projet :  “On se rend compte que l’on est très bien adapté au marché de l’emploi, mais pas véritablement aux enjeux actuels. On ressent le besoin de se réapproprier notre capacité et notre confiance à faire collectivement, ainsi que notre légitimé à transformer le fonctionnement de notre société. » ajoute Josselin.

2. Pour quel idéal pédalez-vous?

Certaines politiques publiques ne respectent pas la trajectoire définie par les Accords de Paris de 2°C d’augmentation d’ici 2100, et continuent l’exploitation massive de ressources limitées, au bénéfice du toujours plus, de façon inégalitaire.

Si la critique du système en place est facile, nos cyclistes ne sont pas en reste quant à proposer des solutions : “Un des objectifs du projet est de rencontrer des solutions alternatives et des idées qui seraient viables, durables, et souhaitables pour le présent et le futur. » Or, sur la feuille de route de nos voyageurs “Des initiatives locales existent et se créent partout dans le monde pour répondre à ces enjeux. Il nous parait nécessaire de comprendre quelles sont les clés du collectif pour préserver nos biens communs : Barrages, petites lignes de train, ressources naturelles, libertés individuelles et collectives, culture des peuples… autant de sujets sur lesquels une échelle globale semble nécessaire à trouver pour faire face aux projets climaticides et liberticides et pour tendre vers une société plus juste”.

3. Où allez-vous, et comment ?

Bien que l’amour et l’eau fraîche ne manquent pas de qualité dans les régions qui les ont vus grandir, le sentier qui se présente à leurs jantes 26 pouces devrait être fléché pour les 6 mois à venir par une musique. C’est celle des femmes, des hommes et des lieux qui investissent cette ouverture qu’offre le 21ème siècle à l’humanité pour construire demain. “L’important dans ce voyage ne sera pas tant la destination que les projets et personnes que l’on souhaite rencontrer”. Ils ont donc collaboré sur une carte des initiatives repérées au fil des articles lus et des discussions, celles qui se font de bouches bienveillantes à oreilles attentives. Le vélo s’est ensuite présenté comme un moyen lent, décarboné et à l’écoute des pulsions de leurs curiosités, permettant de promouvoir un autre rapport aux territoires et au temps. Et pour le sujet des deniers, indispensable, les 3 anciens alternants vont utiliser leurs réserves faites pendant leur 3 années d’études, “Nous aurions le droit au chômage, mais la démarche du projet ne concerne manifestement pas une recherche ‘d’emploi’”. Ils confient également qu’“Il nous serait insupportable d’entendre que c’était facile à faire aux frais de la société. Ça nous permet de parler plus vite du fond que de la forme”.
Concernant la forme, ils hébergent tout leur projet sur un serveur français, pour essayer de s’émanciper au maximum des GAFAM5. “Dans la continuité de notre démarche, nous souhaitons profiter de l’effervescence du projet pour fouiller les outils développés autour du libre et de la notion de bien commun. Nous voulons travailler notre cohérence avec nous-mêmes”.

4. Sous quelle forme transmettrez-vous votre expérience ?

 “Nous n’avons jamais voyagé ensemble sur une période aussi longue, notre imagination se laisse séduire par une farandole d’outils : site internet, lettre de nouvelles, entretiens audio, portrait des rencontres, film… mais nous souhaitons nous laisser un peu de temps pour nous essayer et trouver les moyens qui seront les plus adaptés à notre voyage.”
 
Le départ officiel se fera en Bretagne le 7 Octobre, date de la fin du dernier contrat des 3 équipiers. “Une bonne bière et le coup de pédale est lancé !”

Visitez leur site internet !
Contactez-les

Bibliographie

1. Limits of Growth : https://en.wikipedia.org/wiki/The_Limits_to_Growth
2. https://frama.link/Perte_Sens_Ingenieur_Article_Monde
3. https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-18-mai-2019
4.1 https://www.tmrow.com/climatechange
4.2 https://www.ipcc.ch/sr15/
5. https://degooglisons-internet.org/fr

 

Publicités